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distribution
Conception, chorégraphie, scénographie et mise en scène : Pierre Larauza  + Emmanuelle Vincent
Performeurs : Alfredo Fernandez Atienza, Ana Cembrero Coca, Emmanuelle Vincent  + Invité(e) local(e) pour l’interview radio 
Création sonore pré-enregistrée : Alexander MacSween  Création sonore live : Jorge Piquer Rodriguez  Montage video live : Pierre Larauza 
Intervieweuse et assistante mise en scène : Cécile Cozzolino  Régisseuse plateau et assistante scénographie : Sarah Jacobs 
Régisseur général : Serge Payen  Régisseur réseau : Hadrian Bnin-Bninski  Programmation vidéo digitale : Maxim Surin  
Construction : t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e et Eric Mercenier  Transport  : Mike Alsteen

 

tournée

Festival Les Folies, 2008, Maubeuge / Festival Les Transnumérques #3, 2008, Paris / La Nuit Blanche de Paris, 2008 / Festival VIA, 2009, Mons / Festival EXIT, 2009, Créteil (France) / Festival Nouveaux auteurs, 2009, Halle (Allemagne) / Festival Chalon dans la rue, 2009, Chalon-sur-Saône / Biennale de Charleroi-danses, 2009, Charleroi / Festival DansCamDanse, 2009, Ghent (Belgique) / Festival Electron, 2010, Genève (Suisse) / Festival Motel Mozaïque, 2010, Rotterdam (Pays-Bas) / Festival Facyl, 2010, Salamanque (Espagne) / Le Cube Festival, 2010, Issy-les-Moulineaux (France)

 
synopsis
Chambre(s) d’Hôtel est une installation urbaine réunissant une performance (vidéo-danse live) et une interview radio.
Un même objet architectural, une caravane technoïde, rassemble ainsi une fiction et une réalité qui se superposent.
Trois personnages voient leur destin se rencontrer dans une chambre d’hôtel :
Un boxeur, une call girl et une femme de chambre. 5 caméras captent, sélectionnent et retransmettent en direct leurs actes.
La caravane, à moitié vitrée, permet ainsi aux spectateurs de suivre simultanément le tournage et le résultat filmé.
Entre interviews, témoignages, séquences cinématographiques et danse, cette performance délibérément voyeuriste
forme un puzzle narratif qui ne laisse pas indemne où chacun des personnages tissent le chemin de la mémoire
et de l’identité. Un lieu de transit de tous les possibles, un moment d’arrêt où chaque rencontre peut déterminer le lendemain.
 
Une fiction réalité en milieu urbain
 

articles de presse (extrait)


« A l’heure où l’on détruit les murs, où l’on voit disparaître ces frontières qui, jusqu’alors protégeaient le cercle privé et confinaient l’artiste - et le public - dans un espace défini, acquis, rassurant, le théâtre contemporain interroge...
Si d’ordinaire les caravanes isolent, celle du collectif t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e (Pierre Larauza et Emmanuelle Vincent) se voit littéralement ramenée au statut d’estrade, plateau de jeu où chaque événement devient spectacle. Avec ‘Chambre(s) d’Hôtel’ c’est l’idée paradoxale du territoire privé partagé qui est en jeu. Les trois individus - boxeur, call girl, femme de chambre - qui s’y succèdent reproduisent des gestes singuliers qui, intégrés sur une vidéo en direct, recréent un nouvel espace dans lequel viennent s’inscrire les spectateurs soudainement voyeurs. Contamination réciproque des différents médias, intrusion presque involontaire dans ce lieu habituellement interdit, ‘Chambre(s) d’Hôtel’ contient sa propre critique et pose la question à ceux qui se prêteront au jeu de leur place dans la représentation. Finalement, qui des performeurs ou des badauds violera le regard de l’autre ? Dérangeante et impudique, voilà sans doute une oeuvre de salut public. »

 

Mathieu Laviolette-Slanka, Evene.fr

 

« Le public peut choisir de se saisir d’un casque pour écouter les interviews et être baigné dans l’ambiance intérieure de la caravane, ou bien choisir de rester observateur extérieur et écouter la musique diffusée dans l’espace public. La vitre de la caravane se remplit de buée au fur et à mesure que les corps suent. Cette multiplicité d’entrée – polyphonie des voix, corps, sueur, espace confiné, et à l’autre bout, le streaming envoyé sur le Net – nous laisse toucher du doigt que nos vies réelles à venir prendront leur essence dans un espace virtuel. Elle redonne au terme contemporain – trop souvent considéré comme un repoussoir – la réalité qu’il recouvre : des gens d’aujourd’hui qui parlent aux gens d’aujourd’hui, en essayant de les toucher d’un point de vue humain. Une grande aventure. »

 

Pedro Garcia, Strada n°13, juillet 2009