présentation   

t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e est né en 2003 de la rencontre entre l’architecte metteur-en-scène Pierre Larauza

et la danseuse chorégraphe Emmanuelle Vincent, désirant confronter et croiser leur discipline avec les arts visuels et les arts sonores.
Basé depuis 2004 à Bruxelles, le collectif rassemble des collaborateurs internationaux de différentes disciplines :

vidéaste, informaticien, graphiste, ingénieur du son, compositeur, musicien, écrivain, acteur et danseur.

 

« Nos projets s’inscrivent dans une recherche interdisciplinaire où nous nous intéressons à la contamination réciproque entre les différents médias et à l’effacement des frontières entre disciplines. Nous tentons de faire naître une relation ambiguë, non hiérarchisée et percutante, entre corps, espaces, dramaturgie et technologies.

 

Dans nos créations le thème du déplacement physique et mental est récurrent et la place à l’interculturalité est reine. Les lieux de transit (aéroport, chambre d’hôtel mais aussi game center, call shop...) sont la base de notre réflexion sur la solitude et la suspension entre l’ici et l’ailleurs.

 

Privilégiant une déconstruction ludique et un rapport à la chair, nous nous emparons des nouvelles technologies pour critiquer un monde qui semble soumis à son absurde contrôle. Ni technofans, ni technophobes, nous n’envisageons la relation entre la scène et les technologies non pas comme une simple confrontation mais comme un moyen d’observation mutuelle, de façon souterraine et non spectaculaire. Le glissement d’un médium à un autre constitue l’essentiel du discours que modulent nos spectacles, donnant naissance à des projets hybrides et protéiformes.

 

Nous interrogeons la place du spectateur, son implication entre témoin et voyeur. Face à une narration non linéaire et un dispositif complexe (scénique ou urbain) le spectateur doit recomposer, analyser et résoudre. Déjouer le système de représentation traditionnelle, telle est notre envie : bousculer les codes.

 

Notre narration est constituée de collages et de déformations avec un goût pour le morcellement, la discontinuité et la fragmentation, offrant aux spectateurs une nouvelle forme de fable contemporaine. »